L’homme est plutôt calme et réfléchi, en apparence. Il se tient à la barre des témoins face aux magistrats du tribunal correctionnel chargés d’étudier les accusations portées à son encontre. Il a tenté de convaincre une jeune femme de revenir sur la plainte pour viol qu’elle avait déposée à l’encontre de son petit frère. Les faits avaient été commis en janvier 2013 dans un hôtel bon marché de Besançon. Un mineur était mis en cause également.

Le grand frère revenait d’Algérie à l’époque. Il n’était au courant de rien, n’ayant plus de contacts avec sa famille depuis des années. Lorsqu’il apprend ce que son petit frère a fait, il ne peut y croire. Il lance alors sa propre enquête, demande aux amis de son cadet de dresser des attestations de bonne morale du mis en cause et approche l’entourage de la victime, puis la victime elle-même, afin d’obtenir un retrait de la plainte.

Il se rend mĂŞme Ă  l’hĂ´tel en question pour pouvoir leur expliquer que la jeune femme y couchait rĂ©gulièrement avec des garçons. Il voulait leur prouver qu’elle Ă©tait une « fille facile », aux mĹ“urs lĂ©gères. Les personnes approchĂ©es ont eu des doutes et les ont confiĂ©s Ă  la police. Entre-temps, les deux agresseurs ont Ă©tĂ© condamnĂ©s Ă  de lourdes peines aux Assises. (…)