«Derrière chaque victime, nous sommes une armée.» Ce vendredi 29 novembre, deux Femen ont bondi, seins nus, pour interrompre une conférence de Tariq Ramadan à Saint-Germain-lès-Corbeil (Essonne). L’action dure à peine quelques secondes: les deux femmes ont rapidement été sorties par la sécurité.

«Après avoir été détenu par les autorités françaises, suite à de multiples accusations de viol et d’agression, actuellement libéré sous caution, Tariq Ramadan est apparu en public, pour prêcher l’islam politique, à Saint-Germain-lès-Corbeille en banlieue parisienne […] FEMEN n’a pas laissé cela se reproduire», explique le mouvement sur Twitter, précisant que l’événement portait le nom, «prétentieux»: «Face à l’islamophobie et à l’injustice: résister avec foi et intelligence».

Mis en examen pour les viols de deux femmes en France en 2009 et 2012 -viols qu’il conteste-, l’islamologue suisse a déjà passé près de dix mois en détention provisoire, avant d’être remis en liberté en novembre 2018. Deux autres plaintes pour «viol» ont été déposées à son encontre, en mars 2018 et juillet 2019.

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